Nepal Mountain Mobile hospital

Découvrez nos dernières actualités

18 mai 2015 - La population espère émerger enfin des secousses

Avant-hier encore une secousse à 5,7 sur l’échelle de Richter. Les répliques n’ont pas arrêté depuis le 25 avril. Toute la population des régions affectées par le tremblement de terre dort dehors loin des bâtiments. La peur se lit sur les visages.

Kathmandu est vide comme les jours de « bandha (grêve imposée à l’époque de la guérilla maoïste) » ou les fêtes de Dashain. Les magasins sont fermés. Quelqu'uns cependant commencent timidement à rouvrir leur porte. Les hôpitaux terminent doucement de résorber les cas aïgus liés aux tremblements. Au Nepal Orthopedic Hospital, toute l’activité médicale se passe dehors de manière organisée : une immense tente chirurgicale avec trois tables d'opération, plusieurs tentes pour l’hospitalisation (160 lits sont déployés au lieu des 100 habituels). Le personnel soignant est fatigué.

Après le camp à Bhadchchek nous sommes partis vers le Solu Khumbu durement affecté par le 2ème tremblement de mardi dernier. Beaucoup, beaucoup de bâtiments ont été touchés. Construits en pierre sèche et assemblés avec de l'argile, les murs se désolidarisent et deviennent instables, donc maisons inhabitables. Une secousse complémentaire les mettrait à terre.

Que penser de la mousson qui arrive dans deux ou trois semaines. La pré-mousson semble d'ailleurs être là : au moins une averse ou un orage tous les jours. La priorité aujourd'hui est  d'abriter la population. Avec la participation de l’administration locale pour pouvoir aider les familles les plus touchées, nous avons distribué de bâches ou de tentes (>250), afin qu'ils puissent reconstruire, à distance de leur habitation, un abri. De même pour des couvertures (>350) et du riz (3 tonnes), afin que cette population puisse parer au plus pressé. Nous participons activement à cette action

A Phaplu, l'hôpital durement touché, ne permet plus d'abriter les patients. Nous y avons monté une immense tente de l'UNICEF pour l’hospitalisation, et plusieurs autres. Une nouvelle fois, tout devra se passer sous ces abris en attendant la reconstruction. Nous avons aidé l’équipe médicale locale à tout réorganiser et apporté notre aide aux consultations.  Les médicaments manquants pour les mois à venir ont été apportés par dizaines de caisses, profitant du camion transportant le matériel. La route sera vraisemblablement coupée par des glissements de terrains durant la mousson

Les enfants ne sont pas à l’école : le gouvernement a décidé de ne pas rouvrir les écoles avant le 29 mai. Plus de 1.000 écoles ont été détruites ou déclarées insalubres (effondrement possible) dans les districts les plus touchés….

Dans un troisième temps, sans doute, viendra la reconstruction mais tant de choses sont encore à faire avant cela.